Thödol

Independant label

10 mars 2015

QUADRILATERE Volume 1




Quatre musiciens créent chacun un morceau remixé successivement par les trois autres. 
Four musicians each create a piece successively remixed by the three others.

Thomas Barrière - Prepared guitar, toy piano, field recordings, laptop
Laurent Estoppey - Saxophone, laptop
Gergely Suto - Laptop
Andrew Weathers - Synthesizer, field recordings, guitar, laptop

All compositions by Thomas Barrière, Laurent Estoppey, Gergely Suto and Andrew Weathers
Recorded December 2014/January 2015
Mastered by Andrew Weathers
Artistic director - Laurent Estoppey
Producer - Thödol (a project of ANIMA)
Design - Vincent Capes

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THO022 - 03/2015

COFFRET Yann Lecollaire



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Yann Lecollaire développe une musique aux ambiances mystérieuses et hypnotiques d’où se dégage une aura sombre, empreinte de mélancolie, qui plonge ses racines autant dans la musique de chambre que la pop ou le jazz contemporain.
Lyriques, beaux, mystiques et sensibles, ces disques nous proposent d’explorer les ramifications d’un monde riche et fascinant, rempli de trésors et de merveilles. Une perpétuelle recherche de musiques singulières où tradition et éléments contemporains se confondent.
Témoignage musical d’un compositeur cherchant inlassablement de nouvelles voies musicales, ce coffret, regroupant 5 disques parus sur Thödol explore les profondeurs et les facettes d’un artiste qui continue de créer sa propre vision de la musique moderne.

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Coffret contenant 5 disques - 169 min. - 2010/2013

27 mai 2014

Laurent Estoppey - LA RENCONTRE DE L'IMMOBILE


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Laurent Estoppey est un des meilleurs représentants de la nouvelle génération de musiciens alliant la spontanéité de l'improvisation avec la logique formelle de la composition. Faisant preuve d’une grande inventivité, ce saxophoniste à l’imagination débordante combine jazz contemporain, noise et musique d'avant-garde avec  un humour, un certain charme et un sens de l’émerveillement infaillible.  
Pour son tout premier disque sur Thödol, Laurent nous livre une musique unique au-delà des lieux communs. Il propose une remarquable suite de morceaux (dont 2 inspirés par Christian-Gabriel/le Guez Ricord) explorant les sonorities de son instruments et les détériorations générées par le programme Max / MSP.  
Son expérience dans ce type d'hybridation (acoustique et électrique) est sauvage et passionnante. Il déploie des atmosphères hallucinées où la virtuosité instrumentale se marie aux sonorités électroacoustiques d’une manière étonnante. Mystère, lyrisme, paysages sonores généreux, harmoniques délicates, ambiances étranges, travail sur le son et la texture... Un disque surprenant de cet infatigable musicien qui navigue continuellement entre la Suisse et les États-Unis.

Representing some of the best in the new generation of musicians combining the spontaneity of improvisation with the formal logic of composition, Laurent Estoppey is a saxophone player of great imagination whose work brings together noise, contemporary jazz and avant‐garde music with wit and a charming sense of wonder. 
For his very first Thödol CD, Laurent gives us unique cutting edge music where he has put together remarkable program of pieces (including 2 inspired by Christian Guez Ricord) drawing upon autogenerative deterioration by Max/MSP programming and quadriphony. 
His sonic experiment in the kind of hybridization of acoustic and electric music is wild and exciting. It often uses sound sources creating a hallucinatory atmosphere that blend instrumental virtuosity and electro acoustic sonorities in startling new ways. Mystery, lyricism, electronic soundscapes, lush sonorities, delicate harmonics, odd ambients, sound, texture... A lot of surprises from this marvelous voice from Switzerland to Greensboro, USA. 

Laurent Estoppey - Alto sax, electronics 
Loud speakers placed in saxophone bell  

Visual - Tristin Miller

Recorded in may 2012 at UNCG, Greensboro, NC 
by Ned Emerson, Brian Koenig, Steve Landis, Nicholas Rich & Jonathan Wall  

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With the support of the North Carolina Arts Council & the Partnering Arts Councils of the Regional Artists Project Grant Program

THO012 - 05/2014
CD time 41:13

17 avr. 2014

Thomas Barrière - PRIMAIRE


THÖDOL et ANIMA sont extrêmement fiers de vous proposer le tout 1er album solo du jeune guitariste Thomas Barrière !
Dans son livre sur l'improvisation, le guitariste anglais Derek Bailey écrit : « Continuer d’improviser en solo de façon intéressante est une entreprise ardue. Même s’il devient plus facile de jouer seul, il ne devient pas plus facile pour autant d’improviser. »
Bien que le style de Thomas Barrière soit reconnaissable, il montre une capacité remarquable à non seulement se tordre et inventer des sons complètement nouveaux à la guitare, mais il tente de trouver de nouvelles approches à l’improvisation individuelle.
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Compositions - Thomas BARRIERE 

Recorded and mixed by Matteo Mannoni for Infernale Machine at St-Félix chapel (Béziers, France) 
Mastering - Taylor Deupree / 12K Mastering
Produced by Thomas Barrière  
Portrait - Arbre 
Inside pics - Nina Reumaux 
THO020 - 04/2014

Ordre & Progrès - IMITATIONS RITUELLES





 « Nous avons tendance à penser les sociétés à partir de leur état normal, dans leur fonctionnement quotidien tel que le décrivent des gens bien tranquilles qui ne pensent pas la violence.  (…) s’il y a un ordre normal dans les sociétés, il doit être le fruit d’une crise antérieure, il doit être la résolution de cette crise. C’est donc celle-ci qu’il faut chercher et interroger. »
René Girard, Quand ces choses commenceront, Arléa 1994
Aujourd’hui plus que jamais, la musique est de plus en plus reproduite, jusqu’au vertige, jusqu’à la nausée. Non, la musique n’a jamais adoucit les mœurs. La musique est envahissante, elle agresse, elle est coupable et partout présente. Elle remplit et comble le vide sonore qui angoisse, elle réchauffe, elle rassure et meuble la peur du silence. L’oreille pourrait se dissoudre dans le magma impersonnel qu’engendre ce conglomérat de musique de grande surface. Reproduite, mais de moins en moins utilisée. A l’extrême opposé de ce qu’elle était au départ, la musique est devenue un son non désiré. Elle a depuis longtemps traversée la frontière qui la séparait du bruit. Un ancien mot français a donné le mot anglais noise. Le même qui est resté dans l’expression « chercher des noises ».
Une des pistes pour tenter de comprendre la musique industrielle serait de se demander en quoi la musique (celle rythmique, mélodique, verbale) peut servir l’œuvre de l’Etat (et par extrapolation, via l’imagerie véhiculée par ces courants musicaux, en quoi elle a pu servir l’œuvre des nazis dans les camps). Mais cet angle de réflexion n’est pas juste. Il ne faut pas, comme Vladimir Jankélévitch refusant d’écouter et d’interpréter de la musique allemande, lui conférer un caractère désastreux et absolu. Il faut déplacer la question en se demandant en quoi, dans son essence même, la musique est susceptible de servir le travail du pouvoir en place. Le « en quoi » peut être un premier pas vers le « pourquoi », et peut permettre de dépasser les interprétations classiques (l’idéologie, la manipulation, ou dans le cas de la Seconde Guerre Mondiale, le sadisme des officiers allemands utilisant des orchestre dans les camps). Ce n’est pas la barbarie contre la civilisation, ou le sadisme contre le raffinement. Ce sont des retrouvailles, dans des conditions certes plus ou moins inattendues ou inespérées, mais ce sont bel et bien les retrouvailles du pouvoir originel de la musique et de l’ordre mortifère.
Si la fonction de la musique est de convoquer, comment entendre une musique sans lui obéir ? Les technologies de reproduction mécanique renvoient l’auditeur à la fonction première de la musique : libérer la violence originaire et montrer la maîtrise qu’opère le son. Les fascismes le savent, ils sont nés dans les haut-parleurs et grandirent à la télévision. Mais la musique diffusée sur les ondes ne se dévisage pas et ne s’envisage même plus. Il n’y a pas de visage donc plus de rencontre possible.
L’impossibilité de communiquer est le fantôme qui hante toute l’œuvre de William Burroughs (et on retrouve cette difficulté de rentrer en relation avec l’autre magnifiée dans les contorsions des corps dans les discussions du film de David Cronenberg Le Festin Nu). Comme les deux points clignotants sur le réveil indiquent la présence du fantôme du balancier des horloges, la Power Electronics conserve en « bruit de fond » la douleur de l’incommunicabilité de l’homme. Les anciens chinois avaient pour habitude de dire que la musique d’une époque en dit long sur l’état de la société. Toute société a la musique qu’elle mérite.
Si une fin de la société actuelle est probable, si sa défaite est concevable, alors tout doit être précipité. Voilà le leitmotiv de la musique industrielle. Elle ne laisse pas d’espoir. Elle fait déchanter. Ou plutôt elle désenchante. Désenchanter, c’est donner une porte de sortie à celui qui entend le chant de l’obéissance. C’est exorciser, et ex-orciser, c’est amener l’esprit dehors, le fixer sur autre chose. Voilà le fond de la musique industrielle.

N.B. : A écouter aussi fort que possible.

Elliot : Synthétiseur (Synthetizer)
U235 : Sampler

Compositions : Ordre & Progrès
Enregistrement et Mixage (recording and mixing) : Ordre & Progrès
Graphisme (Design) : U235
THO019 – 12/2013
CD Time : 31:05

1 sept. 2013

Yann Lecollaire – MNESIE




Continuant inlassablement d’explorer son univers musical,  c’est par le haut et le bas, par les cimes et les gouffres que Yann LECOLLAIRE cherche ses limites. Toujours par le prisme de Messiaen, il part cette fois à la rencontre des territoires de Terry Riley, de Steve Coleman et de Octurn.
A travers ces trois hommages, Yann LECOLLAIRE façonne un monde rempli de trésors et déploie le potentiel de ses compositions dans des nouveaux espaces. Ceux d’un musicien dont on ne se lasse pas de voir les évolutions et les recherches tant formelles que fondamentales.
Une profonde mélancolie traverse cet EP, mais une mélancolie lumineuse. Et c’est avec délicatesse, amour et élégance que le compositeur  nous la fait ressentir.

Tirelessly continuing to explore his musical universe, it’s by above and below, by peaks and chasms, Yann LECOLLAIRE seeks limits. Always through Messiaen’s prism, he meets this time Terry Riley, Steve Coleman and Octurn’s territories.
With these three tributes, Yann LECOLLAIRE creates a world filled with treasures and unfolds the potential of his compositions into new areas. And we never bored to see these musician’s changes and research both formal and fundamental.
A deep melancholy haunts this EP, but a bright melancholy. The composer makes us feel it with delicacy, elegance and love.


All instruments by Yann LECOLLAIRE
Composed by Yann LECOLLAIRE
Recorded during July 2013
At 21 Moineaux
Design by Vincent Capes

THO 018 - 09/2013
CD time 23:01

26 juin 2013

Pan – MA SHAV


 
Suite au très apprécié Director’s Cut (avec Daaé), PAN a ouvert juste pour nous ses tiroirs secrets et poussiéreux. Il a sorti des limbes des morceaux jamais entendu et des matériaux sonores jamais publiés avant.
Ce disque très spécial est édité pour la toute première fois, et il rassemble quelques uns des travaux abstraits de PAN créés au cours de longues nuits entre 2003 et 2006. Le contemporain et le free-jazz se rencontre dans ces collages cinématographique qui incluent même des éléments trip-hop.

After the great acclaimed Director's cut (with Daaé), PAN has open again his secret and dusty drawers just for us. He has extracted from the limbo some unheard tracks and unavailable sonic materials never issued before.
This special disc released for the very first time collects some of the PAN's abstract works created during all his night between 2003 & 2006. Contemporary meets free-jazz by collage in a kinetic way that even includes some trip-hop colors.

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All music by PAN
Recorded between 2003 & 2006
At home
Design & Art by Vincent Capes

THO 017 - 06/2013
CD time 45:04 




Mini-Foire aux Disques Auto-produits de Nîmes

Retrouvez THÖDOL et GALIMATIAS

Jeudi 27 juin de 17h à 22h
au lavoir du Puits Couchoux, Nîmes
pour la Mini-Foire aux Disques Auto-produits organisée par l'association CRIEZ !
... avec DJ 340m/s en special guest !

31 mars 2013

Page de Pub - U15 de Jérémie MATHES


CD ltd to 200 hand numbered copies
2013
40’47

1 / Arrecife
2 / Ciclos
3 / Atlante Del Sol
4 / Los Caletones
5 / El Golfo

Jérémie MATHES : Field Recordings

Les field recordings, comme les drones, peuvent être touchants. Mais pour ça, ils doivent être assez complexes pour à la fois capter l’attention totale de l’auditeur, mais aussi provoquer chez lui une certaine fascination, au-delà d’une contemplation passive, pour le retenir et lui dévoiler un ailleurs mystérieux. 
Mais s’il y a trop de complexité dans cette musique, l’édifice s’effondre. Car toute cette musique tient intégralement dans cette fragile spécificité : la capture d’un réel qu’on s’approprie et qu’on manipule pour en garder simplement la substance et le faire accéder à un état supérieur sans en pervertir l’essence. Le sublimer et le révéler. En ça, cette pratique est profondément magique. Burroughs en savait quelque chose. 
Jérémie Mathes utilise son enregistreur comme un canal médiumnique, faisant le pont d'un monde sonore à l’autre, simplement en agençant les sons. Il est passé maître dans l’art de traduire le visuel en auditif et inversement. Son travail absorbe l’auditeur et l’attire dans un univers subtil, où les bruits se transforment en musique méditative et se meuvent jusqu’aux bords de l’angoisse et de la mélancolie. 
Jérémie Mathes s’intéresse aux textures sonores de l’environnement presque à un niveau moléculaire. En renonçant aux rythmes et aux mélodies, il donne naissance à un monde extrêmement dense, complexe, organique, d’une beauté abstraite et labyrinthique. Et bien qu’elle soit sensitive, intuitive et interne, cette musique n’a rien d’aléatoire. Par un jeu d’emboîtement précis des différents fragments, elle convoque la mémoire des lieux et affiche les stigmates des drames et des tensions qui sont déjà passées et ceux qui arriveront bientôt. 

Field recordings, such as drones, can be touching. But they must be complex enough to both capture the full attention of listeners and also arouse a certain fascination, way beyond just contemplation, to hold him and unveil some mysteries. 
But if this music is too complex, the building collapses, because this kind of music is full in this fragile specificity: capturing the real, appropriating and manipulating it just to keep the substance and try to reach it on a higher state without perverting the essence. Reveal & sublimate it. In this way, this practice is deeply magical. And Burroughs knew it.
Jérémie Mathes uses his recorder as a psychic channel, bringing a sound world to another, just by rearranging sounds. He masters the art of translating visual in aural and vice versa. His work absorbs and draws listener in a subtle universe, where sounds become meditative music and move to the edge of anxiety and melancholy.
Jérémie Mathes focuses on sound textures of the environment almost at a molecular level. Renouncing rhythms and melodies, he gives birth to an extremely dense, complex, organic world and abstract labyrinthine beauty. And although sensitive, intuitive and internal, this music is not random. By a set of specific nesting of different fragments, it summons memory of places and shows the scars of tragedy and tensions that have already happened, and those which will come soon.